Patron mange-merdes
On voit bien l’image du patron avec les pieds sur le bureau, les dollars dans la poche et la belle voiture garée en bas.Non, je ne vous ferais pas l’affront de vous dire que tous les patrons sont pauvres et malheureux. En revanche, je vous dirais qu’être un petit patron, le boss d’une entreprise à taille humaine c’est être avant tout un mange-merdes.
Cela recadre bien la lutte des classes là où elle doit se trouver, c’est à dire nulle part. J’ai toujours eu horreur des clichés.
Qui débaroule à 5h du mat’ un dimanche matin pour s’occuper du serveur de la boite qui est tombé en rade ? Le patron.
Qui se tape double ou triple boulot quand ses employés chéris sont malades ? Le patron.
Je vous épargne les batailles avec la banque, avec l’administration ou le stress inhérent de l’argent qui doit rentrer pour payer tout le monde et poursuivre le développement de son activité. Spidey aurait dit qu’un grand pouvoir implique de grandes responsabilités.
Les gens peuvent avoir l’impression que Comboutique est une “World Company” mais le patron que je suis récure même parfois les chiottes pour faire l’économie d’une femme de ménage (et parce que je suis maniaque de la pire espèce).
Alors, oui, mon associé et moi-même gagnons indubitablement mieux notre vie que si nous étions au SMIC, oui, notre boite continue d’exister et d’avoir des projets plein les cartons, à la fois ambitieux et réalistes mais je vous assure d’une chose :
Toutes les merdes sont pour nos gueules ^^



